11 décembre 2005
Revenant de mon escapade de quelques jours (pour me faire du bien dira Papa et même moi), je suis mieux. Ca se voit parait-il !
A vrai dire rien ne pouvait être pire pour moi- tomber tellement bas que je pouvais que remonter.
Alors la décision est prise : ne plus souffrir. C’est ce que j’exige. Et la solution est de ne plus aimer. Oh non pas que je jette la pierre à ce très cher mais juste que c’est la goutte d’eau- la grosse goutte d’eau.
On dira alors que je reviens forte de ce périple. Je reviens changer…
Pff des mots- que des mots.
Non promis je n’aimerais plus et je prendrais sur moi.
Oui. Il faut éliminer les problèmes, les problèmes qui peuvent être éliminé.
La boulimie reste là. Les rapports ambigus avec la bouffe font partis de moi je crois. Les vomissements m’appartiennent. Il faut me prendre avec ou pas du tout. Il n'a pas supporté. Je ne pense pas pouvoir me sortir de ça un jour. En revanche le reste si.
Ne plus entendre parler de lui. Etre sociable. Accepter les compliments. Avoir confiance. Ne plus faire semblant. Effacer ses messages. Ne pas avoir mal quand il ne répond pas. Devenir adulte. Ne pas tomber amoureuse. Construire un futur.
5e RDV demain chez le psy. Wouahhh un miracle pour moi.
Pourtant je ne vais pas mieux. J’accepte juste un plus cet état. Je le sais.
Je vais juste éliminer tout ce qui est éliminable.
En d’autre terme une alternative: retrouver la personne que j’étais avant ou lui dire au revoir pour toujours.
Je choisis la 2e solution. Je choisis de vivre avec ma boulimie même si mon corps ne suit parfois plus. Peut être que ce n’est pas définitif, peut être qu’un jour j’en sortirais mais j’en doute. Je serais toujours mal à l’aise face à la bouffe.
Un nouveau moi- pour ce soir. Mais demain ?