1er janvier 2006
Qu’elles apparaissent d’une manière ou d’une autre, les choses sont ceux qu’elles sont : la couleur de la nuit, ce qu’on éprouve quant on est post adolescent, le contact de l’eau salée sur ses jambes… quelque fois, l’eau est verte, quelque fois, elle est rouge… Dans les souvenirs, sa couleur n’est pas toujours la même ça dépend des jours.
Je ne raconterais pas cette histoire telle qu’elle s’est déroulée, mais telle que je me la rappelle.
J’ai perdu la tête lorsque mon amoureux m’a abandonné à l’angle de sa rue, toute seule.
Donnez- moi la main. Qu’est ce que c’est ? C’est mon cœur. Il est brisé.
Il est beau. Qu’est-ce que vous pensez de lui ? Allez répondez ? Je trouve qu’il est drôle. Quoi d’autres ? Je trouve qu’il est beau. Et quoi d’autres ? Je crois que je ne lui plais pas.
Mais toi, tu l’aimes. Tu peux en être sûr, c’est tragique, tu es amoureuse de lui et bien que je te mette en garde, bien que je te garantisse que ce jeune homme te fera du mal, tu le poursuivras quand même.
L’amour n’est-il pas grave ?
Ce jour-là naquit mon désir de l’aimer et d’avoir tout ce qui est inaccessible.
En souriant on se souvient de la sensation de son premier baiser…
Maintenant, aujourd’hui, les hommes tu leur feras verser des larmes, tu les briseras…
Deux mois passent. J’arrête de penser à lui, je mets de côté mes rêves, je décide de grandir.
Un verse des larmes.
Il revient. Qu’est ce que tu fabriques ? Ça fait quoi au juste de ne jamais rien ressentir ?
Imagine un petit garçon à qui l’on a toujours appris à avoir peur depuis qu’il est en âge de comprendre. Imagine qu’on lui est appris à avoir peur de la lumière du jour, qu’on lui est appris que c’était son ennemi, que ça lui ferait mal et que par une journée ensoleillée, elle lui demande d’aller jouer avec lui et qu’il ne veuille pas, tu ne pourrais pas être fâché contre lui.
Je l’ai bien connu ce jeune homme et j’ai vu la lumière dans son regard et tu pourrais dire ou faire ce que tu veux c’est toujours ça que je vois.
On est comme on est né, il ne faut pas croire que les gens changent.
Ce soir, tous mes rêves vont se réaliser et comme toutes les fins heureuses c’est aussi une tragédie et j’en suis l’actrice car j’ai réussi : je me suis détachée de la famille de mes amis, je me suis créée moi-même. Je l’ai fait cruellement, mais je l’ai fait. Je suis libre.
J’ai réussi ça y est. Ce n’est pas ça que tu voulais. Eh ? Ce n’est pas magnifique. On n’est pas heureux maintenant. Tu ne comprends pas que tout ce que je fais, je le fais pour toi. Tu ne sais pas que ce qu’il y a de plus précieux en moi c’est toi.
On dirait un roman. Eh ? Pourquoi ? tu as été une expérience pour lui, il a pu s’exercer. Tu n’as pas été un défi difficile à relever. De toute façon tu as aimé ça et je t’avais mise en garde, il y a quelques mois, je n’étais pas obligé de le faire, c’est toi qui a choisi de ne pas écouter. Et voilà, tu devrais regarder le bon côté des choses : nous sommes relié les uns aux autres, une pyramide de douleur, ce n’est pas de l’amour, mais c’est un vrai lien, nous sommes ensemble.
Donnez- moi votre main. Vous savez ce que c’est ? c’est mon cœur. Et il est brisé. Vous sentez